vendredi 31 août 2012

Vancouver - Mercredi 29 août

Après un petit-déjeuner dans un hôtel chic de Robson Street, nous allons à pied vers Robson Square. La place, fermée à la circulation pour cause de travaux, présente des travaux de designer ainsi que d'énormes fauteuils poires que Paul s'amuse à escalader.
Remontant une esplanade à plusieurs niveaux, on traverse le nouveau Palais de justice puis nous rendons au pied du Burrard Bridge. De là, on rejoint l'English Bay, en face de Granville Island, "la plage la plus proche du centre, étendue sur la façade ouest de la péninsule du Downtown. Ambiance sympa, avec une foultitude de joggeurs, cyclistes et autres promeneurs de chiens". La balade est un peu gâchée quand Jean-François s'aperçoit que son objectif est coincé en grand-angle, de manière aléatoire.
Il est midi quand on repart prendre la voiture afin d'être à 13h au restaurant The little nest. En effet, c'est là que, hier, Andrew Candela, le fils de Paul, nous a donné rendez-vous. On y retrouvera également sa femme Jane et leur fils de 10 mois, le mignon et souriant petit Léo. Ce restaurant a une particularité : outre une  bonne cuisine "à la bonne franquette", il met à disposition des parents un grand espace de jeux pour les bébés. Conclusion : ce lieu, très fréquenté par les mamans, est également très... bruyant.
Le temps pour Jean-François de montrer les photos de famille et de notre voyage, d'échanger un peu, et il est 14h, soit l'heure pour Léo de faire sa sieste. On fait une petite photo de groupe devant l'une des maisonnettes du coin (d'une valeur moyenne de 1,5 million de $...) puis on se sépare.
On se rend d'abord dans un magasin spécialisé en matériel de photo, Leos, indiqué par Andrew. Les objectifs sont beaux... mais chers. Cela mérite réflexion. On repart sans rien acheter. Le vendeur reste malgré cela très courtois.
On prend la direction de North Vancouver afin d'aller au Lighthouse Park, qu'on atteint vers 15h45. On fait une halte au phare du Point Atkinson, qui marque l'entrée de la baie de Burrard. Construit en 1875, puis reconstruit en 1912, ce phare est automatisé depuis 1996.
On fait des haltes dans des petites criques, on monte sur des points de vue afin d'admirer les vues panoramiques. Outre les habituels écureuils, on croisera au Jack Pine Point un pileated woodpecker, sorte de pic-vert avec une flamboyante crête rouge.
Il est 19 h passées quand nous quittons le parc.
On laisse la voiture à l'hôtel puis allons dîner dans un bon restaurant japonais : point de makis, sushis et autres sashimis, mais de délicieux plats traditionnels à base de nouilles japonaises, de riz, de boeuf et de poulet aux épices, arrosé de bière locale.
On finit notre repas avec une glace prise sur Robson Street.
Extinction des feux 23h.

Robson square : cette large esplanade plantée à plusieurs niveaux, agrémentée de fontaines, de restos, de terrasses, de promenades, est l'un des rendez-vous des yuppies le midi. Le quartier vaut le coup d'oeil, architecturalement. A noter, le nouveau palais de justice, coiffé d'une immense verrière inclinée à 45°, réfléchissant la lumière. Etonnant d'audace et de sobriété.
Lighthouse Park : la plus belle forêt des environs de la ville, étendue sur près de 65 ha, a été préservée presque par accident... Elle devait, à l'origine, servir de réserve de bois à la chaudière qui alimentait la corne de brume postée sur la pointe d'Atkinson ! On y trouve encore un phare : des abords (on n'y accède pas), vue panoramique sur le détroit de Géorgie. La balade prend 10 à 15 min dans chaque sens. Idéal au crépuscule, après une bonne journée à piétiner dans Vancouver !
(Guide du Routard 2012 Canada Ouest)

jeudi 30 août 2012

Vancouver - Jeudi 30 août

Nous quittons l'hôtel à 8h30 chassés par une coupure générale (prévue) due à des travaux électriques dans la rue.
Après un petit-déjeuner pris en terrasse sur Robson Street, nous partons direction Granville Island. C'est un ancien site industriel rénové, situé exactement sous le Granville Bridge. Si on peut y aller en aquabus, nous nous y allons en voiture. Il est tôt, 9h30, on trouve une place sans difficulté.
Il y a ici une école d'art, de nombreuses boutiques d'artisanat, des clubs sportifs (tennis, aviron) et, surtout, un très beau marché sous une grande halle "à la française".
On profite aussi des espaces verts, du marché à ciel ouvert (où on achète de croquantes cerises bio) et d'un café pris sur la marina.
Puis, Paul enfile son maillot de bain, direction le Water Park : toboggan aquatique, jets d'eau à profusion, surveillants partout, le tout entièrement gratuit !  Il s'amuse comme un petit fou, faisant au moins une vingtaine de tours de toboggan, sous un magnifique soleil.
A 13h30, nous quittons à regret l'endroit, direction l'aéroport. Le temps de rendre la voiture (avec 500$ de frais supplémentaires ...), d'enregistrer les bagages et de passer les contrôles, il est 15h.
On tue le temps en faisant quelques boutiques (dont un set aéroport et avion Air Canada pour Paul), puis en lisant.
On embarque à 18h, puis décollons 30 minutes plus tard, à l'heure prévue. Le commandant, parfaitement bilingue comme (presque) tout le personnel de bord, annonce que le vol durera 9 heures, soit 1 heure de moins grâce à un vent favorable.
Nous finirons par tous nous endormir vers 1 heure du matin ... et arrivons à Paris, le lendemain vendredi, vers 14 heures heure locale.
Le temps de récupérer les bagages (toujours aussi long à Paris) et de passer les embouteillages, on arrive à la maison vers 18h, bien fatigués.
Mermoz, en bonne forme, nous fait la fête (façon chat, évidemment) et ne semble pas avoir fait de dégâts. Paul est content de retrouver sa chambre et ses jouets.
Des images pleins la tête, cette expérience à nouveau réussie de voyage en totale liberté nous donne déjà envie de repartir. Reste "juste" à définir la destination : Parc de Yellowstone, Islande, Japon,... Australie ?

mardi 28 août 2012

Vancouver - Mardi 28 août

Le réveil et le petit-déjeuner pris à l'hôtel sont tardifs : il est plus de 11 heures quand nous partons... Il fait toujours gris et frais (17°).
On retourne au Stanley Park, cette fois-ci en voiture, jusqu'au Prospect Point avec sa vue imprenable sur la baie et le Lions Gate Bridge, avec ses faux airs de Golden Gate. On croisera en chemin notre raccoon d'hier (ou, du moins, un raton-laveur lui ressemblant fort).
On passe sur le Lions Gate Bridge et on retourne dans le centre, afin de visiter les quartiers de Gastown et de Chinatown. A la recherche d'une place de stationnement gratuite, on finit par en trouver une assez éloignée, aux abords de Hastings Street. Les maisons y sont tristes et peu entretenues, les gens ont l'air malades et plutôt pauvres, mais d'autres voitures "normales" stationnent déjà et ont décident de tenter notre chance (non sans avoir, au préalable, pris nos précautions en mettant toutes nos affaires dans le coffre).
En chemin vers le quartier "historique" de Gastown, on passe par un grand jardin public non délimité, où zonent des immigrés et des clochards. On  y croise aussi une femme d'une trentaine d'années, l'air hagard et se parlant à elle-même, divaguant sur le trottoir, vraisemblablement sous l'emprise de drogues. On presse le pas...
On arrive rapidement à Gastow. Ici, tout est propre, restauré dans un mélange de bois et de briques. Les commerces, nombreux, côtoient les touristes et quelques mendiants de rue. Sur Maple Tree Square, la statue de Gassy Jack (Jack le bavard), qui donna son nom au quartier, est photographiée par de nombreuses personnes.
Il est 16h quand on s'arrête au restaurant The Old Spaghetti Factory, sur Water Street, pour manger une glace. D'un bon rapport qualité-prix, avec une terrasse agréable, on finira par y dîner : spaghettis et lasagnes avec, en entrée, un excellent minestrone.
On remonte ensuite Water Street pour voir son horloge à vapeur et écouter ses quelques notes de musique.
Le temps de faire quelques achats dans un magasin de souvenirs et nous allons vers Chinatown. Il est 17h30. Le Routard indique "on vous déconseille les quelques rues de Skidrow coincées entre Gastown et Chinatown, aux abords de Hastings Street. S'y concentrent SDF et toxicomanes. Vous devrez le traverser pour rejoindre Chinatown. Rassurez-vous, nous n'avons pas constaté de signes d'agressivité, mais ne vous y attardez-pas. Evitez également de vous y garer."
On a à peine eu le temps de traverser deux rues depuis Gastow qu'on se retrouve dans une rue encombrée de gens miséreux, souvent handicapés, parlant fort et vendant à même le trottoir des objets trouvés dans des poubelles. Une vraie cour des miracles ! Le contraste entre richesse et pauvreté est surprenant ; Jean-François n'a même pas eu le temps de ranger son appareil photo. Heureusement, il fait encore jour et trois policiers à pied nous font un petit sourire rassurant. De plus, on se dit que cela n'est pas pire que dans certains quartiers de Paris... Seul Paul s'étonne et nous demande pourquoi les gens crient, pourquoi une veille femme marche le dos complètement vouté, etc
Une femme aborde Jean-François, qui feint de ne pas comprendre l'anglais... mais celle-ci parle aussi le français. Nous lui donnons les 2$ demandés, puis arrivons enfin à Chinatown.
Ici, tout est écrit en chinois et quelquefois traduit en anglais. Les noms des rues sont bilingues et les lampadaires de rue affublés de dragons dorés. La plupart des boutiques sont vieilles, leurs devantures pas très propres, les odeurs sont fortes mais on se sent en sécurité ici. Certaines boutiques vendent du thé, d'autres des poudres et mixtures étranges, la plupart des fruits et légumes exotiques. On fait quelques achats de souvenirs puis, la plupart des boutiques fermant, on décide de presser le pas pour rejoindre la voiture. On croise quelques personnes à l'allure douteuse mais pas agressives du tout, puis retrouvons la voiture... intacte. Au moment de partir, une prostituée chinoise se poste au coin de la rue.
De retour à l'hôtel, on y dépose nos achats puis ressortons chercher des glaces. Le glacier recommandé sur TripAdvisor étant plein à craquer, on décide de passer notre chemin et d'aller jusqu'à la superbe Canada Place, aux lignes futuristes, puis jusqu'au SeaPlane Terminal, l'embarcadère des hydravions.
Une petite pluie fine nous accompagne jusqu'à CoalHarbour, où nous faisons une halte pour manger la glace promise à Paul.
Extinction des feux 23h.
Gastown : le plus vieux quartier de la ville. Depuis quelques années, on a remis cet ensemble d'entrepôts et de vieilles bâtisses au goût du jour. Boutiques chics, galeries, restos et commerces en tout genre ont permis de sauver quelques maisons de brique du XIXème s, ainsi que de beaux édifices de pierre grise, ornés de frises harmonieuses. Toutefois, le quartier n'a pas su éviter complètement le genre surfait et faux.
Chinatown : bien moins esthétique mais beaucoup plus authentique que Gastown, on trouve ici la troisième communauté chinoise d'Amérique du Nord, après celles de San Francisco et de New York. Les Chinois débarquèrent lors de la ruée vers l'or et surtout, 10 ans plus tard, en 1881, pour la construction du chemin de fer. La plupart d'entre eux s'installèrent sur place, conservant leurs coutumes et leur esprit communautaire, et durent affronter nombre de brimades, tant sociales qu'économiques. Depuis, la communauté asiatique rassemble près d'un tiers de la population de Vancouver, mais son emprise financière et immobilière n'est pas toujours très bien perçue par les Blancs. En outre, les Chinois ont tendance à se passer de l'anglais grâce à leurs deux chaînes de TV, leurs trois radios et autant de quotidiens.
(Guide du Routard 2012 Canada Ouest)

lundi 27 août 2012

Ferry vers Vancouver, Vancouver - Lundi 27 août

Il est 9h30 quand nous quittons définitivement l'hôtel Mayfair, sans oublier de serrer la main de son sympathique propriétaire et de le remercier pour son accueil. Il nous confirme qu'on n'aura aucun mal pour avoir une place à bord du ferry pour Vancouver, même sans avoir réservé, d'autant qu'il y en a un toutes les heures.
Par facilité, nous prenons le petit-déjeuner chez Tim Horton's.
Puis, plutôt que de prendre directement la direction du ferry vers Vancouver, nous décidons de faire à nouveau un tour sur la Scenic drive de Victoria.
On s'arrête sur une plage peu fréquentée et, installés sur une souche d'arbre, on finit notre café pendant que Paul s'amuse à grimper sur les rochers. On aperçoit au loin un animal s'ébattre dans l'eau : une otarie ou un phoque. Plus près de nous, des oies et un héron prennent la pose.



Vers 11h30, on prend la direction du ferry. Sur la route, des panneaux affichent le taux de remplissage du ferry : "65%" pour celui au départ de midi. Or, il est 11h50, aura t-on le temps d'embarquer ? On tente... Dans le pire des cas, on prendra celui de 13h...
On arrive à 11h56 devant la station de paiement. Le temps de tendre la carte bancaire et de donner l'âge de Paul, l'employée nous tend le reçu et nous indique notre n° de ligne. On file droit devant nous, et nous sommes à bord du Ferry Coastal Celebration. Un employé nous indique où nous placer, deux autres voitures montent après nous. Le bateau se ferme, il est midi pile et nous voilà partis.
La traversée dure 1h30. Il fait gris et frais, mais on décide de rester sur le pont supérieur du bateau afin de voir éventuellement des baleines. Mais on ne verra aucun animal marin. 



A l'approche de Vancouver, on voit d'abord, dans la grisaille, des grues de chantier, puis le port charbonnier. Le débarquement se fait rapidement, à peine 15 min.

On décide de se rendre directement à un des hôtels recommandés par le Routard, le Barclay, sur Robson Street, "immeuble bas à façade blanche du West End, dans un quartier sympa et commerçant. Les chambres et leurs salles de bains sont assez petites mais coquettes et fort bien tenues. Les plus grandes disposent d'un frigo. Bon rapport qualité-prix. Pas d'ascenseur".
Circuler dans Vancouver s'avère plus difficile que le plan en quadrillage ne le laissait penser. Il est quasiment impossible de tourner à gauche. Et se garer est encore plus compliqué... Tous les emplacements sont soit interdits, soit réservés aux possesseurs d'un permis résidentiel, soit payants et limités à quelques heures. Heureusement, il y a des chambres disponibles à l'hôtel Robson pour un prix raisonnable et, moyennant 10$ supplémentaires par jour, on a une place de parking. Comme prévu, la chambre est minuscule (on a quand même un frigo), surtout comparée à celle du Mayfair de Victoria. Mais l'hôtel étant bien placé, on décide d'y poser nos bagages pour nos 3 dernières nuits canadiennes.
Vers 15h, on se rend à pied vers la marina de Coal harbour, qu'on atteint au bout de 10 minutes. On croise beaucoup d'Asiatiques, de joggueurs, de cyclistes et de flâneurs. Des hydravions nous survolent à intervalles réguliers, la marina est pleine de bateaux. Les gratte-ciels aux impressionnantes vérandas nous surplombent et scintillent au soleil. Cette ville est neuve (120 ans à peine) et ce quartier très moderne garde malgré tout une dimension humaine, peut-être grâce à la marina.




On se dirige ensuite vers le Stanley park et faisons le tour de son Lost lagoon. Outre des canards, oies, cormorans et pigeons, on croise au détour du chemin un et raccoon (raton-laveur) peu farouche. Il se laissera prendre en photo sans aucun problème et nous suivra même sur une cinquantaine de mètres. Par contre, point de coyote rencontré, malgré les panneaux d'alerte un peu partout dans le parc.





Vers 18h30, ayant juste grignoté à bord du ferry ce midi, on repart sur Robson Street dans un grand magasin bio faisant également des plats. On prend une salade épicée à base de toffu, une salade de maïs, une salade de pâtes, deux pavés de saumon, des gâteaux pour le dessert, le tout dégustés sur une petite terrasse.
On rentre à l'hôtel vers 20h30, tous bien fatigués. On en profite, selon ses plaisirs, pour lire, trier les photos, jouer ou regarder la télévision.
Extinction des feux 23h

Vancouver : riche de ses paradoxes, Vancouver véhicule un modèle de ville où il fait bon vivre... Véritable melting-pot, avec près de 70 nationalités différentes, elle reste néanmoins marquée par l'héritage amérindien, revendiqué à travers les grands totems disséminés dans la cité et le Stanley park. Principal port du Canada, Vancouver a réalisé d'ambitieux projets d'aménagement pour les JO de 2010, de quoi s'étoffer un peu plus... De larges avenues, des parcs immenses, bien ordonnés et cependant sauvages, des quartiers vivants le soir, où s'exprime une vie sociale et culturelle trépidante, un climat tempéré, doux en hiver, des gens qui prennent la vie comme elle vient... Vancouver a indéniablement bien des palmes à son actif. Elle est d'ailleurs devenue un lieu de tournage très prisé et se place désormais comme le troisième centre de production télévisuelle et cinématographique, derrière Los Angeles et New York.
Le centre - Dowtown - occupe la base d'une longue presqu'île terminée par l'immense Stanley park. L'Heritage district, aux gratte-ciels typiquement américains, y voisine avec Gastown, la ville "historique" étirée au-dessus du port de commerce. Chinatown s'étend à l'est et le quartier ressuscité de Yaletown au sud ; c'est aujourd'hui le QG des bons vivants en tout genre. Le West end, en direction du parc, est semé de maisons en bois veillées par de grands arbres et séparées par des jardinets où prospèrent les rhododrendons. La presqu'île est délimitée au sud par False Creek, un bras de mer dont les eaux pénètrent profondément dans les terres. Sous le grand pont, Granville Island a vu ses docks et ses vieux entrepôts réhabilités. On s'y rend agréablement à bord de petits ferries. Au-delà, South Vancouver s'épanche en quartiers résidentiels plus ou moins urbains, plus ou moins éloignés de la plage.
Stanley park : le poumon de Vancouver, mais aussi sa principale attraction ! Situé à la pointe ouest de la presqu'île, face à l'océan, ce parc de 400 ha, aussi grand que le downtown, donne du charme à la ville et contribue notamment à lui conférer son petit caractère californien. Forêt aux trois quarts sauvage, sentiers, pistes cyclables, balades à dos de poney, golf, points de vue sur l'océan, animaux sauvages, tout cela à 10 min à pied du coeur de la ville.
(Guide du Routard 2012 Canada Ouest)

dimanche 26 août 2012

Sooke - Dimanche 26 août

Après un réveil et un petit déjeuner tardifs, nous prenons la route de Sooke afin de randonner dans le parc régional. Le temps est gris et plutôt frais (19°).
La route vers le parc est très boisée, abritant des maisons perdues dans les bois. On aperçoit parfois des étals avec des fleurs ou du bois sec. Il suffit de se servir et de verser le prix indiqué dans une petite boîte. 
La direction du parc étant très mal indiquée, on arrive à une des entrées au bout d'une heure de route. Sur le parking, juste un panneau d'information... et une dame d'un certain âge faisant partie d'un groupe de volontaires pour surveiller les voitures. Contente de discuter, elle nous remet un plan, nous donne quelques indications sur les différents sentiers et se met à discuter politique.
Au bout de 15 minutes, nous entamons notre balade jusqu'à une crique, à 20 minutes de là, sur un sentier facile, la glacière à la main. On croise un écureuil qui, à l'abri d'un arbre, grignote bruyamment une pomme de pin.
Voyant un panneau "Viewpoint", on décide de le suivre : le sentier est plus difficile, étroit, avec des falaises à pic. On arrive au bout après 20 minutes de montée. On pique-nique sur les rochers, à l'abri du vent. Au large, des mouettes bruyantes et des bateaux de pêche. Et, au loin, un lion de mer ou une otarie tournoyant dans l'eau.
Vers 15h, nous repartons et prenons le chemin de la crique. L'endroit est presque désert : juste un couple avec un chien... et un wapiti mort. Vraisemblablement apporté là par la mer, il est plutôt bien conservé. Seuls ses yeux ont disparu et ses bois s'effritent. Étrange et triste spectacle... Paul semble indifférent, s'amusant à lancer des cailloux dans l'eau.
Il est 16h quand nous décidons de suivre la Coast trail. Le sentier est étroit, rocailleux, mais la vue est belle.
Ce sentier faisant 10 km de long, on décide vers 17h de bifurquer par Coppermine trail et de repartir vers la voiture. C'est un sentier de sous-bois, avec des cèdres rouges perdant leur écorce et des pins Douglas. Cela sent le bois humide. Quelques moustiques nous suivent, mais rien à voir avec Banff.
Le chemin est finalement plus long que prévu (on fera au total 11 km) et on arrivera à 19h au parking en suivant la Pike Road Trail. Mais cela en valait la peine : l'endroit, peu balisé et peu fréquenté, est resté très "nature". Un parc comme on les aime, même si on n'a croisé aucun animal mis à part nos habituels écureuils.
Par contre, dans les zones urbanisées de Sooke comme sur la route vers Victoria, on croisera sur les bas côtés des daims et leurs faons peu craintifs.
Nous dînons dans notre chambre : boeuf sauce teriyaki réchauffé au micro-ondes et yaourts, puis partons tous nous coucher sans demander notre reste.
Extinction des feux 22h30










L'East Sooke Regional Park, à 40 mn en voiture de Victoria, ne se découvre qu'à pied, le long d'un sentier bien balisé, d'environ 15 km, qui longe la côte. Au programme, forêt humide, petites criques et plages vierges. Le Sooke harbor, formé de quelques pontons, vaut aussi un arrêt. Idéal pour lancer sa canne à pêche ou pique-niquer dans l'une des petites criques avoisinantes.
(Guide du Routard 2012 Canada Ouest)

samedi 25 août 2012

Victoria : Dallas Road, Fisherman's wharf, Chinatown - Samedi 25 août

S'étant réveillés tardivement ce matin (après 9 heures), nous décidons de sauter le petit-déjeuner pour déjeuner plus tôt.
On fait une petite balade le long de la Oak bay, d'où l'on voit les monts Olympic aux Etats-Unis, à 2 ou 3 heures en bateau. Paul est tout étonné de savoir les USA si proches...
On continue le long de la Scenic Drive, bordée de superbes maisons classiques ou d'architectes. Tout au long du parcours, des parcs à l'herbe séchée par le soleil.
On coupe la Scenic Drive pour aller à Fisherman's Wharf. On se gare dans une belle allée résidentielle (non payante), bien ombragée par des arbres bien entretenus.


Sur la marina, des bateaux de pécheurs vendant des huîtres ou du crabe partagent les pontons avec des bateaux de plaisance. Des hydravions décollent toutes les 10 minutes, suivant toujours la même trajectoire. Paul, fasciné, dit qu'il veut apprendre à piloter un avion et, plus tard, être pilote de Canadair... Il demande également à son Papa de "garder des sous de côté afin de pouvoir s'acheter un bateau ensemble...".

Plus loin, un attroupement sur le ponton, avec des gens qui tendent du poisson au-dessus de l'eau : au bout d'une minute d'attente, une otarie surgit et attrape le poisson !

On s'arrête chez Barb's place pour commander des fish and chips (flétan et colin), des calamars frits et des onion rings. La caissière nous remet un bipper, ce qui nous permet de continuer notre balade.
Trois pontons sont occupés par quelques commerces (fish and chips, glaces, beignets, whales watching, loueur de kayaks) et par des houseboats. Ces dernières sont petites, à deux étages (avec souvent une petite terrasse), aux couleurs bariolées et à la végétation chatoyante.


Certaines sont à vendre (160.000 à 300.000 $ pour ceux que cela intéresse), d'autres proclament fièrement ne pas être à vendre, précisant aux visiteurs leur plaisir de vivre ici. L'une des maisons, "The Diver's Den", disponible à la location, expose les divers objets récupérés dans l'eau : portables, lampe torche, pagers, matériel de plongée...

Il fait beau, les quais exigus sont bondés. On partage une table au soleil avec deux allemands peu loquaces, et on se régale de poissons. A notre grand étonnement, Paul nous dit vouloir apprendre à parler anglais : pas de problème, on l'inscrira à la rentrée à des cours.

Rassasiés, nous allons vers Chinatown, situé en centre-ville. Dans tout le centre-ville, le stationnement est payant et plutôt cher (3,75 $ pour 90 minutes).
On passe dans la Fan Tan Alley, allée sombre et si étroite qu'on passe difficilement à deux personnes. Ça sent l'humidité et le confinement ici. On visite rapidement un magasin de chinoiserie et on passe devant quelques boutiques d'alimentation exotique. 

Jean-François prend un café frappé dans un joli patio ombragé, nous donnant l'occasion de nous poser un peu. Paul en profite pour tester (et jouer) avec le retardateur de son appareil photo.


Il est 16h, on décide de quitter la foule pour se reposer à l'hôtel et faire une lessive.
Avant, on s'arrête au Walmart's faire des courses pour l'excursion prévue demain. C'est un magasin immense où on trouve de tout : de l'alimentation aux jouets, en passant par les vêtements et l'équipement de hockey. Paul s'achète deux petites voitures puis part rejoindre son Papa parti chercher un couteau. Seulement, il se perd en route... 5 minutes plus tard, on entend une annonce dans le magasin, indiquant qu'un petit garçon de 6/7 ans vêtu d'un tee-shirt bleu et ne parlant que français, a été retrouvé et attend ses parents. Jean-François est le premier à arriver, retrouvant un Paul les yeux rouge d'avoir trop pleuré, entouré de deux jeunes filles blondes parlant français essayant de le consoler.
On revient à l'hôtel vers 18 heures. Pendant que le linge tourne dans la machine et que Paul joue avec ses petites voitures, on récupère notre retard accumulé sur le blog.
Extinction des feux 22h30 pour Paul, 1h du matin pour Eveyne et Jean-François.

Douglas Street vers le sud, jusqu'à Dallas Road (la route côtière) : enfilade de belles demeures classiques ou modernes devant lesquelles de charmants parterres de fleurs sont aménagés. Divers beaux points de vue sur la baie. Face à vous se détachent les monts enneigés des monts Olympic, aux Etats-Unis.
Fisherman's wharf : on aime bien l'ambiance de ce pittoresque  petit village de houseboats (maisons flottantes) alignées le long de trois quais seulement. Profitez-en pour aller croquer dans un des fish & chips les plus populaires de Victoria : Barb's Place.
Chinatown : rendez-vous à la belle porte chinoise, la porte de l'Intérêt Harmonieux. Le Chinatown de Victoria est le deuxième plus ancien d'Amérique. Longtemps appelé "la cité interdite" à cause des trafics qui s'y déroulaient, des fumeries d'opium, salles de jeux clandestines, ruelles coupe-gorge. De faux murs et des passages secrets permettaient aux voyous et aux gangs d'échapper à la police. Arpentez la Fan Tan Alley pour s'en convaincre. Elle fut l'une des plus dangereuses. Aujourd'hui, elle n'est plus considérée que comme la ruelle la plus étroite du Canada.
(Guide du Routard 2012 Canada Ouest)

vendredi 24 août 2012

Tofino (Whales watching, Wickaninnish beach), Little Qualicum Falls, Victoria - Vendredi 24 août

On quitte le Dophin Motel à 8h30 et prenons un petit-déjeuner léger dans un "bakershop & juice" tenu par un baba-cool.
Ayant une petite demi-heure devant nous, on se promène sur le port de Tofino, nous arrêtant pour voir un bateau amphibie et la restauration d'un mât usé par le temps.
A 9h45, nous sommes pile à l'heure devant le magasin Ocean Outfitters. On revêt des tenues de cosmonautes et des gants. Paul a droit, en plus, à un gilet de sauvetage.
A 10h, on est dans le zodiac, avec 5 autres personnes (que des adultes). D'autres personnes accompagnées d'enfants prennent place dans un bateau "classique".
Les 5 premières minutes de l'excursion sont plutôt calmes, on est peu secoué. On s'arrête devant un îlot où nicherait des pygargues. Et, en effet, après avoir scruté les cimes des arbres, on en repère un.
15 minutes plus loin, sur un nouvel îlot, des lions de mer en train de se prélasser au soleil. Il faut avoir l'oeil pour les repérer, leur robe se confondant avec la roche.


Le zodiac part maintenant au large. On est bien secoués, mais personne n'est malade. Paul s'amuse beaucoup, se disant habitué avec le bateau de Grand-père... Au bout de 15 minutes, le moteur du zodiac est coupé. On aperçoit des geysers, puis des dos gris recouverts de tâches blanches. Il s'agit de baleines grises ! C'est un groupe de 2 ou 3 individus. On se laisse un peu dériver puis, soudain, l'une d'elles surgit à 10-15 mètres de nous, laissant voir son dos puis sa queue. C'est vraiment impressionnant ! On nous dit que ces baleines sont très curieuses et que, parfois, elles se laissent toucher. Ce ne sera pas pour cette fois, malheureusement (ou heureusement).



On repart à toute vitesse encore plus au large, à la recherche de humpback whales, plus grosses. On fera deux sites où elles venaient d'être vues, mais sans succès. Le guide nous raconte qu'une de ces baleines à été photographiée 2 semaines plus tôt. Voir ici l'article.

A mi-chemin de la côte, on s'arrête sur un îlot aux oiseaux : cormorans noirs, huitriers au bec rouge, jeunes mouettes (grises) ne sachant pas encore voler et... des otaries se prélassant au soleil.

De retour à 12h30, on va pique-niquer sur Wickaninnish beach. Peu de monde, du vent, des surfers débutants : on prend quelques photos et on profite du calme et du paysage.

Il est 14h30 quand nous prenons la route de Victoria, la ville principale de l'île de Vancouver et capitale de la Colombie-Britannique. 

On fait une pause vers 17h aux Little Qualicum Falls : deux courts chemins de randonnées faciles d'accès permettent d'aller aux chutes inférieures et supérieures. Pour une fois, Paul n'est pas de la partie, préférant attendre dans la voiture.

Il est 19h15 quand on arrive à Victoria. Restant sur notre route, la Douglas Street, on s'arrête dans un 1er hôtel, qui nous propose une chambre avec 2 lits et une salle de séjour... En-dehors de notre budget, on s'arrête au Mayfair hotel, sur Speed Street (une impasse adjacente). L'hôtelier, d'origine chinoise, nous propose un prix imbattable. Ayant vu la chambre (très grande, avec un coin cuisine où on peut également manger, plein de placards, un canapé et surtout une salle de bains avec une douche flexible), on décide d'y rester 3 jours, notre record de durée. Un choix qu'on ne regrettera pas, l'hôtel étant très propre, calme et le couple tenant l'hôtel très aimable.
L'hôtel étant situé près de plusieurs centres commerciaux, nous décidons de dîner un block plus loin, au Swiss Chalet : steack et "bbq ribs" pour nous, pizza et frites (!) pour Paul. La cuisine est plutôt bonne et la serveuse ravie de pouvoir parler français.
Extinction des feux 22h30

Rencontrer les baleines : il s'agit surtout des baleines grises qui migrent de la basse-Californie mexicaine jusqu'en Alaska. Les plus faibles et les plus jeunes, qui n'ont pas la force de faire tout le périple, s'installent environ 9 mois dans le Clayoquot Sound, entre mars et octobre-novembre. Pendant cette période, vous êtes presque assuré à 100% d'en voir, d'autant que les différentes compagnie se communiquent par radio les endroits où elles ont été repérées. Ne rêvez pas trop : on ne les voit pas jaillir de l'eau et replonger. On en voit le dos ou la queue. L'excursion dure 2h30 à 3h et se fait soit en Zodiac, soit en bateau couvert. On a préféré le zodiac, meilleur moyen d'apprécier l'environnement et le magnifique paysage. Ça mouille, mais rassurez-vous, on enfile avant d'embarquer une grosse combinaison d'astronaute, à l'épreuve du froid et de l'eau. A noter qu'en route vous verrez aussi des lions de mer, des phoques et des aigles dits chauves, à cause de leur tête blanche (pygargues).
Victoria (78.700 hab.) : calme et souriante, elle semble vivre à l'anglaise avec ses jardins fleuris, ses maisons victoriennes, ses vieux buildings et ses entrepôts en brique. Pas trop petite, pas trop grande, elle se parcourt facilement à pied. Ici, le tracé des rues échappe un tout petit peu à l'éternel damier, parce qu'il suivait à l'époque l'emplacement des fermes. Le caractère tranquille du lieu et son climat tempéré attirent beaucoup de retraités, de riches Américains et de touristes, mais la proximité de l'université empêche la ville de s’endormir tout à fait au coucher du soleil.
(Guide du Routard 2012 Canada Ouest)