lundi 27 août 2012

Ferry vers Vancouver, Vancouver - Lundi 27 août

Il est 9h30 quand nous quittons définitivement l'hôtel Mayfair, sans oublier de serrer la main de son sympathique propriétaire et de le remercier pour son accueil. Il nous confirme qu'on n'aura aucun mal pour avoir une place à bord du ferry pour Vancouver, même sans avoir réservé, d'autant qu'il y en a un toutes les heures.
Par facilité, nous prenons le petit-déjeuner chez Tim Horton's.
Puis, plutôt que de prendre directement la direction du ferry vers Vancouver, nous décidons de faire à nouveau un tour sur la Scenic drive de Victoria.
On s'arrête sur une plage peu fréquentée et, installés sur une souche d'arbre, on finit notre café pendant que Paul s'amuse à grimper sur les rochers. On aperçoit au loin un animal s'ébattre dans l'eau : une otarie ou un phoque. Plus près de nous, des oies et un héron prennent la pose.



Vers 11h30, on prend la direction du ferry. Sur la route, des panneaux affichent le taux de remplissage du ferry : "65%" pour celui au départ de midi. Or, il est 11h50, aura t-on le temps d'embarquer ? On tente... Dans le pire des cas, on prendra celui de 13h...
On arrive à 11h56 devant la station de paiement. Le temps de tendre la carte bancaire et de donner l'âge de Paul, l'employée nous tend le reçu et nous indique notre n° de ligne. On file droit devant nous, et nous sommes à bord du Ferry Coastal Celebration. Un employé nous indique où nous placer, deux autres voitures montent après nous. Le bateau se ferme, il est midi pile et nous voilà partis.
La traversée dure 1h30. Il fait gris et frais, mais on décide de rester sur le pont supérieur du bateau afin de voir éventuellement des baleines. Mais on ne verra aucun animal marin. 



A l'approche de Vancouver, on voit d'abord, dans la grisaille, des grues de chantier, puis le port charbonnier. Le débarquement se fait rapidement, à peine 15 min.

On décide de se rendre directement à un des hôtels recommandés par le Routard, le Barclay, sur Robson Street, "immeuble bas à façade blanche du West End, dans un quartier sympa et commerçant. Les chambres et leurs salles de bains sont assez petites mais coquettes et fort bien tenues. Les plus grandes disposent d'un frigo. Bon rapport qualité-prix. Pas d'ascenseur".
Circuler dans Vancouver s'avère plus difficile que le plan en quadrillage ne le laissait penser. Il est quasiment impossible de tourner à gauche. Et se garer est encore plus compliqué... Tous les emplacements sont soit interdits, soit réservés aux possesseurs d'un permis résidentiel, soit payants et limités à quelques heures. Heureusement, il y a des chambres disponibles à l'hôtel Robson pour un prix raisonnable et, moyennant 10$ supplémentaires par jour, on a une place de parking. Comme prévu, la chambre est minuscule (on a quand même un frigo), surtout comparée à celle du Mayfair de Victoria. Mais l'hôtel étant bien placé, on décide d'y poser nos bagages pour nos 3 dernières nuits canadiennes.
Vers 15h, on se rend à pied vers la marina de Coal harbour, qu'on atteint au bout de 10 minutes. On croise beaucoup d'Asiatiques, de joggueurs, de cyclistes et de flâneurs. Des hydravions nous survolent à intervalles réguliers, la marina est pleine de bateaux. Les gratte-ciels aux impressionnantes vérandas nous surplombent et scintillent au soleil. Cette ville est neuve (120 ans à peine) et ce quartier très moderne garde malgré tout une dimension humaine, peut-être grâce à la marina.




On se dirige ensuite vers le Stanley park et faisons le tour de son Lost lagoon. Outre des canards, oies, cormorans et pigeons, on croise au détour du chemin un et raccoon (raton-laveur) peu farouche. Il se laissera prendre en photo sans aucun problème et nous suivra même sur une cinquantaine de mètres. Par contre, point de coyote rencontré, malgré les panneaux d'alerte un peu partout dans le parc.





Vers 18h30, ayant juste grignoté à bord du ferry ce midi, on repart sur Robson Street dans un grand magasin bio faisant également des plats. On prend une salade épicée à base de toffu, une salade de maïs, une salade de pâtes, deux pavés de saumon, des gâteaux pour le dessert, le tout dégustés sur une petite terrasse.
On rentre à l'hôtel vers 20h30, tous bien fatigués. On en profite, selon ses plaisirs, pour lire, trier les photos, jouer ou regarder la télévision.
Extinction des feux 23h

Vancouver : riche de ses paradoxes, Vancouver véhicule un modèle de ville où il fait bon vivre... Véritable melting-pot, avec près de 70 nationalités différentes, elle reste néanmoins marquée par l'héritage amérindien, revendiqué à travers les grands totems disséminés dans la cité et le Stanley park. Principal port du Canada, Vancouver a réalisé d'ambitieux projets d'aménagement pour les JO de 2010, de quoi s'étoffer un peu plus... De larges avenues, des parcs immenses, bien ordonnés et cependant sauvages, des quartiers vivants le soir, où s'exprime une vie sociale et culturelle trépidante, un climat tempéré, doux en hiver, des gens qui prennent la vie comme elle vient... Vancouver a indéniablement bien des palmes à son actif. Elle est d'ailleurs devenue un lieu de tournage très prisé et se place désormais comme le troisième centre de production télévisuelle et cinématographique, derrière Los Angeles et New York.
Le centre - Dowtown - occupe la base d'une longue presqu'île terminée par l'immense Stanley park. L'Heritage district, aux gratte-ciels typiquement américains, y voisine avec Gastown, la ville "historique" étirée au-dessus du port de commerce. Chinatown s'étend à l'est et le quartier ressuscité de Yaletown au sud ; c'est aujourd'hui le QG des bons vivants en tout genre. Le West end, en direction du parc, est semé de maisons en bois veillées par de grands arbres et séparées par des jardinets où prospèrent les rhododrendons. La presqu'île est délimitée au sud par False Creek, un bras de mer dont les eaux pénètrent profondément dans les terres. Sous le grand pont, Granville Island a vu ses docks et ses vieux entrepôts réhabilités. On s'y rend agréablement à bord de petits ferries. Au-delà, South Vancouver s'épanche en quartiers résidentiels plus ou moins urbains, plus ou moins éloignés de la plage.
Stanley park : le poumon de Vancouver, mais aussi sa principale attraction ! Situé à la pointe ouest de la presqu'île, face à l'océan, ce parc de 400 ha, aussi grand que le downtown, donne du charme à la ville et contribue notamment à lui conférer son petit caractère californien. Forêt aux trois quarts sauvage, sentiers, pistes cyclables, balades à dos de poney, golf, points de vue sur l'océan, animaux sauvages, tout cela à 10 min à pied du coeur de la ville.
(Guide du Routard 2012 Canada Ouest)

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