mardi 14 août 2012

Banff - Mardi 14 août

Il est 5 heures heure locale quand nous nous réveillons. Pour ne pas déranger nos voisins, nous attendons une heure décente (7h) pour nous doucher.
Nous déjeunons au Humphy's, à 2 blocks du motel, d'un traditionnel oeufs-bacon- saucisses-toasts accompagné d'un café "jus de chaussette" servi à volonté.

A 9h30, nous partons pour Banff. L'autoroute est longue, traversée de plaines très vertes, puis de collines annonçant les Rocheuses, pour finalement arriver aux Rocheuses, majestueuses et écrasantes.

A 10h30, nous entrons dans le Banff National Park et achetons, pour environ 20$, un pass famille. La bonne surprise est qu'il est valable jusqu'au lendemain 16h.

Après un rapide passage au Visitor's Center, nous optons pour une balade de 3 heures de Cave and Basin à Sundance Canyon On nous dit qu'elle est facile, et on nous conseille de nous procurer un pepper spray (gaz poivré) car des ours ont été vus dans le coin. Notamment une femelle ourse avec ses deux petits. On décide d'y aller sans pepper spray, comptant sur l'habituel bruit fait par Paul pour éloigner toute faune locale.

Du fait de travaux, nous garons la voiture assez loin du départ du sentier. Il est 11h30 lorsque nous débutons par une allée cavalière, puis nous nous approchons du marais par une promenade en rondins.
Malgré une veille attentive, nous n'avons pas vu la faune pourtant promise sur les panneaux d'explications (rédigés en anglais et français) : poissons, oiseaux, et encore moins ours.

Par contre, les moustiques, non annoncés sur les panneaux, sont omniprésents, gâchant notre balade. Certains sont énormes, d'autres plus modestes, mais tous piquent férocement. Malheureusement, la crème répulsive est restée dans la voiture ...

Nous continuons sur la piste. Les rares randonneurs croisés sont très sympathiques. Ils engagent facilement la conversation et le sujet porte inévitablement sur ... les ours. Mais personne n'en a vu.
Nous continuons, mais la pluie commence à tomber. Bien sûr, les k-way sont aussi restés dans la voiture ...


La rivière Bow

La rivière Bow

Sur les conseils des derniers randonneurs rencontrés, nous rebroussons chemin, non sans avoir fait une photo de famille devant un lac. Nous longeons la rivière Bow, qui a une couleur bleu vert assez intense, ainsi que des marais, suivis par une multitude de moustiques ne craignant pas la pluie.
Three of us

Il est 13h30 quand nous reprenons la voiture, direction la station de ski du Mont Norquay, pour pique-niquer. Après une épingle, un groupe de voitures bloque la route. En regardant de plus près, nous voyons 3 chèvres absolument pas farouches, grattant la terre à la recherche de racines sur une colline escarpée.
Chèvres (Goats)
Nous continuons notre route et voyons, sur le parking de la station, des spermophiles du Columbia (gophers) qui montent la garde sur les rochers.
Spermophile du Columbia (Gopher)

Nous pique-niquons au soleil, dans une prairie bien pentue, avec une vue magnifique sur la vallée de la rivière Bow, la ville de Banff "et son autoroute" dixit Paul.

Banff overlook




Nous reprenons la voiture, en direction du canyon Johnston, à 25 km de là. La pluie repart, et par le pare-brise détrempé, un nouvel attroupement signale une bête à voir. Jean-François descend de la voiture, et surprise, un wapiti (elk) avec des bois majestueux paisse à 50 mètres de là.
Wapiti (Elk)
Il est 16 heures quand nous débutons la randonnée vers le canyon Johnston. Cette fois, nous sommes tartinés d'anti-moustiques et nous avons nos k-way. La montée, sous les pins et sur un sentier goudronné, suit la sinueuse rivière Johnston. Comme elle est facile, elle est très fréquentée.
La chute inférieure est atteinte au bout d'un kilomètre. Le bruit de la chute est impressionnant. Elle a creusé un bassin aux contours arrondis parfois appelés marmites (potholes).
 
Johnston canyon, chute inférieure

Nous continuons vers la chute supérieure, 1,6 km plus haut, passant sur des passerelles (appelées cat walks) le long des flancs du canyon. Nous croisons quelques spermophiles à mante dorée. Ce sont des écureuils beiges avec des rayures foncées. Ils se laissent approcher dans l'espoir d'obtenir quelque chose à manger. L'occasion pour Jean-François (et Paul) de faire quelques photos en gros plan.
Catwalks

Spermophile à mante dorée (golden-mantled ground squirrel)
Chute supérieure

Sur le chemin du retour, un orage nous surprend. Nous redescendons sans traîner, et sommes de retour à 18h15 à l'auto. Cette petite randonnée nous a permis de tester l'efficacité de l'anti-moustiques ainsi que l'étanchéité de nos k-way.

A 19h15, nous sommes au Visitor's Center de Canmore pour nous renseigner sur les possibilités d'hébergement. Une dame nous remet une brochure listant toutes les "accomodations" d'Alberta et nous montre un petit bureau d'où nous pouvons appeler les hôtels de notre choix. La brochure, très détaillée, indique notamment le nombre de chambres et la fourchette de prix par type. Après 3 appels infructueux, nous trouvons une chambre au Rocky Moutain Sky Lodge, à 5 minutes de là.
Arrivés sur place, le prix entendu (119$) se révèle différent du prix facturé (199$), mais se justifie au vu de la chambre : il s'agit d'un grand duplex, avec une cuisine bien équipée, pouvant accueillir 6 personnes.
Nous grignotons dans la chambre et profitons d'une arrivée pas trop tardive pour nous reposer.
Extinction de feux : 22 h.

La traversée des Rocheuses est le clou d'un voyage au Canada. De Banff à Jasper, vous voilà lancé sur un parcours de 300 km, sur une route magnifique bordée d'inoubliables panoramas. La highway 1 (la Transcanadienne), puis la 93 traversent dans leur longueur les parcs nationaux de Banff et Jasper, situés sur la partie orientale de la chaîne, en Alberta. A l'ouest se trouvent les parcs Yoho et Kootenay, situés en Colombie-Britannique. Les parcs forment une seule chaîne rocheuse, divisée administrativement en 4 parties. Au total, 20.155 km² d'espace...
Les Rocheuses ressemblent à nos Alpes avec des crêtes abruptes, des strates de roches bien dessinées, de grandes vallées bien boisées, des neiges éternelles et des glaciers à la langue pendante. Elles comportent aussi de vastes forêts de sapins et d'épicéas immenses, poussés très serrés grâce à l'humidité, ainsi que des lacs aux abords sauvages avec d'incroyables couleurs.
Depuis leur création, les Rocheuses ont eu à subir au moins quatre périodes glaciaires, la dernière il y a environ 10.000 ans, pour former une barrière de plus de 4.000 km allant du territoire du Yukon au nord à la frontière du Mexique au sud.
(Guide du Routard 2012 Canada Ouest)

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