jeudi 16 août 2012

Jasper National Park (suite) : Athabasca Falls, Sunwapta Falls, Maligne Canyon, Medicine Lake, Maligne Lake - Jeudi 16 août

Nous nous réveillons à 7h30. On accorde à Paul une heure de sommeil supplémentaire.
A 9 heures, nous prenons le petit-déjeuner au Smitty's à deux blocs du motel. Si le service est assez lent et peu attentionné au regard des normes nord-américaines, les portions sont copieuses et le café toujours à volonté.

A 10h30, nous repartons vers le Jasper National Park. Après un tournant, un embouteillage nous signale des animaux. Cette fois ce sont des chèvres des montagnes qui font le spectacle (Mountain goats).
Chèvre des montagnes (Mountain goat)
Nous avions l'intention de faire le Mont Edith Cavell, au Km 6 à partir de Jasper, "l'un des plus beaux sites de la région, à ne pas manquer dans les Rocheuses". Manque de chance, la route sinueuse qui y mène (interdite en temps normal aux véhicules trop larges) est fermée à tous (y compris vélos et randonneurs) à cause de glissement de terrain.

On se rabat donc vers les Athabasca Fall, au Km 30, que nous atteignons vers midi. Il y a beaucoup de monde, mais le spectacle en vaut la peine : les chutes d'un blanc laiteux sont impressionnantes, le bruit assourdissant, les gouttelettes d'eau faisant office de brumisateurs naturels et créant des arcs en ciel. Jean-François montre à Paul les marmites de géants (pothole), puis nous descendons au pied du canyon, jusqu'à la rivière Athabasca.
Chute d'Athabasca
Une marmite
Le canyon

Nous nous arrêtons ensuite aux Sunwapta ("rivière turbulente") Falls, au Km 54. On fait une petite balade autour des chutes, puis pique-niquons dans les sous-bois sous l'œil intéressé d'un corbeau.
La chute de la rivière Sunwapta

La rivière Sunwapta

Three of us

Il est comment votre pain de mie ?
A 16h, nous sommes au Maligne Canyon. Nous faisons les ponts 1 (où la gorge est profonde de 42 m) à 3 (d'une profondeur d'une dizaine de mètres). Puis faisons une photo de famille au pont 4. En chemin, on croise des écureuils et de bizarres champignons ressemblant à des oeufs au plat. Le soleil est toujours au beau fixe, les moustiques sont absents et les brumisateurs naturels et les sous-bois rendent la promenade très agréable.
Canyon Maligne, pont n°3

Écureuil roux (squirel)

Tamia (chipmunk)

La rivière Maligne vue du pont n°4

Champignon "oeuf au plat" de type "over easy"

En fin d'après-midi, on s'arrête devant le Medicine Lake, ainsi appelé par les Natives qui, voyant le lac disparaître presque complètement dès octobre pour se remplir à nouveau d'une vingtaine de mètres l'été, pensaient qu'il était magique.


Il est 18h lorsque nous poursuivons vers le Maligne Lake. En route, on croise des chèvres se promenant sur la route et s'arrêtant pour lécher les roues des voitures. Plus loin, on croise des cerfs mulet et leurs petits, mangeant tranquillement sur le bord de la route. Juste à l'entrée du lac, un attroupement de voitures s'est formé. A notre grande surprise, on voit un ours noir dans les buissons grattant la terre. Au bout de 5 minutes, l'ours traverse la route pour disparaître dans les sous-bois, laissant la place à d'autres cerfs mulet. Nous sommes ravis et agréablement surpris de la facilité avec laquelle ces animaux se laissent approcher : c'est aussi facile qu'à Thoiry !
Un faon (fawn)

Cerf mulet (Deer)
Cerf mulet (Deer)


Ours noir (Black bear)

On descend vers le lac Maligne, un spectacle superbe que nous ne sommes plus que quelques uns à admirer. Nous pique-niquons tranquillement, Paul s'amusant à marcher dans l'eau.


Lac Maligne
Three of us
On ne me présente plus

Sur le chemin du retour vers le Pines Motel d'Hinton, nous croisons de nouveau les cerfs mulet puis, on recroise, dégustant à pleines griffes des poignées de baies, notre ours noir. Jean-François descend de voiture photographier l'ours qui le jauge d'un regard noir avant de poursuivre vers un autre arbuste.

L'ours ramassant les baies

J'ai bougé...
Sur la route vers Hinton, nous avons stoppé net devant un wapiti traversant nonchalamment la route, ses yeux brillants reflétant la lumière des phares. On le voit aller dans les bois sur notre droite. Uniquement éclairé par notre lampe de poche, on s'observe un instant. Moment magique.
A 22h15, nous sommes de retour à l'hôtel.
Extinction des feux 23h.

Athabasca Falls : les eaux émeraude de l'Athabasca s'enfoncent avec puissance dans un étroit canyon. La fougue de la chute est impressionnante (25 m de haut). Géologiquement, on comprend le travail de l'eau, se frayant au cours des siècles un passage toujours plus grand, sculptant des bassins de plus en plus larges, perçant des cavités toujours plus profondes.
Medicine Lake : on le compare souvent à une baignoire trouée : en été, le lac se remplit grâce au trop-plein du lac Maligne et, en hiver, se vide par une rivière souterraine. Ce lac n'est pas le plus beau du coin, mais les monts qui le bordent sur la gauche (en allant vers le lac Maligne) sont impressionnants avec leurs stratifications verticales nettement dessinés, qui permettent d'imaginer le bouleversement phénoménal de la croûte terrestre lorsqu'il fallut amener ces blocs à la verticale.
Maligne Lake : une pure merveille (22 km de long). D'un côté, une colline arrondie hérissée de pins dont les flancs s'élèvent doucement des berges ; de l'autre, et au fond du lac, des sommets enneigés. L'étroitesse du lac lui confère un côté intimiste.
(Guide du Routard 2012 Canada Ouest)

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