jeudi 23 août 2012

Ucluelet (Wild Pacific Trail), Tofino (Rain Forest, Combers beach) - Jeudi 23 août

Après avoir réservé une 2ème nuit au Dolphin Motel, nous prenons notre petit-déjeuner dans le centre de Tofino, un taco's tenu par des chinois. On réserve ensuite nos places pour un whale tour, chez Ocean Outfitters, recommandés par notre hôtelière et notre vendeuse de pizzas. Vu l'heure avancée, et voulant profiter de notre après-midi en toute liberté, on réserve notre tour pour le lendemain, 10h.
Après un ravitaillement au Co-op local, notamment salade de pâtes pour Paul, nous prenons la direction d'Ucluelet pour suivre la Wild Pacific Trail, "charmant sentier d'une quinzaine de kilomètres qui épouse la côte déchiquetée et sauvage de la péninsule à son extrémité. Embruns garantis".
Il est 14 h quand nous débutons la randonnée, il fait beau. Après un peu moins de 15 minutes de marche, nous arrivons dans une petite anse quai déserte où deux otaries nous font un petit spectacle nautique.



Perché sur un arbre, assez loin de nous mais très visible avec les jumelles, un pygargue, l'aigle à tête blanche symbole des USA, veille. Nous décidons de pique-niquer au bord de l'eau, profitant du soleil et du petit vent frais, jusqu'à être chassés par la marée montante.





Nous continuons la Wild Pacific Trail jusqu'à l'Amphitrite lighthouse, phare surmonté d'un dôme rouge.




A 17h, après avoir repris la route vers Tofino, nous explorons la forêt humide. Le chemin est facile d'accès, avec ses planches de bois et ses escaliers. La végétation est dense, les arbres, immenses, poussent pour la plupart les uns sur les autres. On croise un cèdre (appelé l'arbre de vie par les Natives) vieux de 800 ans, un autre de 8,5 m de périmètre. Si on entend beaucoup d'oiseaux, impossible d'en voir. On ne verra finalement qu'un écureuil et des limaces, dont des "limaces-bananes". On entend aussi le bruit des arbres s'entrechoquant, certains à la limite de tomber, d'autres agités par le vent.






Nurse log


A 19h30, voulant faire une nouvelle photo du coucher du soleil, on s'arrête à Combers beach. Après 500 mètres dans les sous-bois, toujours guidés par un sentier bien balisé fait de planches de bois, on arrive sur une plage immense, de sable blanc, déserte. On se croirait seuls au monde, échoués sur une île... Alors que Paul joue dans l'eau, nous nous mettons à l'abri (malgré le soleil, il doit faire dans les 14° et le vent souffle bien) et attendons le coucher du soleil. Il arrive vite, mais est à nouveau masqué par une épaisse bande de nuages, pile devant le soleil...


On reprend la route de Tofino, bien rafraîchis par notre expédition à Combers beach, et nous arrêtons à nouveau chez Tony's pizza, emportant une pizza hawaïenne qu'on mangera à l'extérieur, devant la chambre du Dolphin Motel. Jean-François profite de la pause pour tchater avec Jeroen, qui est au même moment à Shanghaï (où il est vendredi, 14h).
Extinction des feux 23h.

mercredi 22 août 2012

Telegraph Cove, Tofino - Mercredi 22 août

Le matin, ne voulant pas perdre de temps, nous laissons les clés de la chambre sur le comptoir à la réception.
Il est 10h15 quand nous prenons notre petit-déjeuner en terrasse, face au port. Le temps est au gris, il fait 17°.
A 11h30, nous arrivons à Telegraph Cove, à 20 km à l'est de Port Mac Neill. A l'entrée du village, une scierie (pour fabriquer les caissettes de transport de saumon vers le Japon), puis un énorme parking de camping-cars, suivi de plusieurs parkings, tous payants...On décide de s'arrêter faire quelques photos depuis le ponton du port quand, soudainement, nous entendons des exclamations et voyons des gens brandir leurs appareils photos. Le temps d'arriver au bout du ponton et nous voyons quelques dauphins quitter l'entrée du port en chassant des poissons !

Plus loin au large, ils sont une cinquantaine qui suivent les bancs de poissons. Les discours vont bon train, l'attente est grande de les voir revenir, mais finalement, ils ne feront que repasser au loin.

Nous reprenons la route, croisant des fermes, des champs de maïs, des vignes, des vaches et des chevaux.
Vers 14h, on s'arrête pour déjeuner à Campbell River, une grosse ville de 29.000 habitants. Malheureusement, des deux restaurants préconisés par le Guide du Routard, l'un est interdit aux moins de 19 ans (pour cause de vente d'alcool) et l'autre est introuvable...
On reprend donc la route, l'Ocean drive, grignotant des chips et de la viande séchée dans la voiture. Il nous reste encore 215 km à faire jusqu'à notre destination de ce soir, Tofino. Il fait beau maintenant, la température est montée à 21°.
Vers 17h, on traverse l'Alberni Valley. La route est belle, sinueuse, nimbée de soleil, bordée d'arbres immenses et plutôt cossue (on croise notamment 2 porsches).
On traverse le MacMillan Provincial Park et on longe le grand lac Cameron. On passe également dans Port Alberni, une autre grosse ville de 17.800 âmes, "Canada's ultimate fishing town", qui fête cette année son centenaire.
Nous arrivons enfin, à 18h30, au 1er Visiter's Center de Tofino. On nous indique 2 hôtels en centre-ville disposant de chambres libres, leurs tarifs (150 à 180 $) et leurs emplacements sur la carte. En chemin, on voit d'autres motels "vacancy", ce qui nous rassure.
Le 1er hôtel conseillé n'ayant plus qu'une chambre avec un queen bed et le 2ème étant trop cher, on finit au Dolphin Motel. Il lui reste une chambre avec deux lits, pour 145 $. Vu les tarifs dans le coin, on prend, d'autant que la chambre est propre et l'hôtel tenu par une japonaise très amicale et à "five minutes walk from beach".
Sitôt les bagages déposés et la nourriture mise au frigidaire, nous allons sur Chesterman Beach voir le coucher du soleil. Il n'y a pas trop de monde, on en profite pour mettre le pied dans le Pacifique (pour Paul, cela ira plutôt jusqu'aux fesses...). Si ce n'est les nuages qui gâchent la photo du coucher du soleil, le coin semble être un vrai petit paradis.


On dîne dans l'un des rares endroits ouverts à cette heure tardive (21h30), le Tony's Pizza, d'excellentes pizzas arrosées de root beer (aucune boisson alcoolisé n'étant autorisée), discutant avec la vendeuse québécoise, à la grande joie de Paul qui comprend enfin la conversation.
Extinction des feux 23h30

Telegraph Cove : ce village isolé fut établi en 1911 alors qu'on y installait une station de télégraphe. Pour certains, il s'agit du plus joli village de l'île avec sa dizaine de maisons colorées sur pilotis. Une vraie carte postale. L'impression de bout du monde serait totale si la vue n'était pas dénaturée par une construction récente de mauvais aloi et un alignement compact de camping-cars...
MacMillan Provincial Park : il possède une étonnante section dénommée Cathedral Grove, le dernier vestige de la célèbre forêt qui couvrait l'île il y a plus de 1000 ans. Le Douglas fir y domine, ainsi que le Western red cedar. Ce sont les plus grands et les plus vieux arbres du Canada. Ces arbres géants semblent ne reposer que sur des racines aériennes : pour bénéficier de plus de lumière, les graines s'implantent sur des troncs morts (nurse log), en hauteur, les racines du nouvel arbre enserrant progressivement le vieux tronc jusqu'à ce qu'il pourrisse et disparaisse complètement (...) Etonnant et complexe écosystème où l'on rencontre aussi la Devil's Club, nommée de la sorte à cause de ses épines vénéneuses.
Tofino : véritable petit coin de paradis situé à 4h30 de route de Victoria, ce petit port de pêche niché dans le Clayoquot Sound s'amarre aux portes du parc national de Pacific Rim. Il possède de charmantes coves (petites baies) où les jours semblent trop courts.
(Guide du Routard 2012 Canada Ouest)

mardi 21 août 2012

Ferry pour l'île de Vancouver, Port Mac Neill - Mardi 21 août

Nous quittons l'hôtel Moby Dick à 5h20. Il fait 8° et encore nuit.
Nous arrivons à l'entrée du ferry : devant nous, déjà une dizaine de véhicules en tout genre (camping-cars, motos, car rempli de touristes).

Nous patientons 20 bonnes minutes avant d'arriver au poste d'accueil. Nos papiers et notre réservation sont vérifiés. Au bout de 20 nouvelles minutes d'attente, nous entrons enfin dans le bateau. Le pont des voitures est plein, justifiant la réservation.

Nous pouvons enfin descendre du véhicule et visiter le Northern expedition, un énorme bateau constitué de 6 ponts, avec magasin de souvenirs, restaurants et (petite) salle de cinéma. Nous montons sur le 6ème pont afin de voir le départ de Prince Rupert, ponctuel, à 7h30 précises.

Au départ de Prince Rupert
Le Northen expedition
Vaincus par le froid et attirés par la perspective d'un breakfast, nous rentrons nous mettre au chaud à la cafétéria. Ayant trouvé un coin plutôt confortable, avec une grande banquette, des tables et une prise électrique, nous décidons de nous installer là jusqu'à la fin du voyage, soit jusqu'à... 22h30.
On profite du moment pour écrire les messages du blog, lire, jouer avec Paul à Batapirates, photographier des baleines passant au large.

Le bateau trace sa route entre les îles bordant la côtes. Le ciel est bas, la lumière du jour est faible. Dans les passages les plus étroits, il est possible d'apercevoir la faune sur les berges, mais depuis la cafétéria, nos chances sont minimes.
Le rayon de soleil de la journée
Nous avons rencontré de nombreuses baleines. Ce sont des moment brefs, une ombre à la surface, le panache du souffle. Parfois, la queue est visible. Dans la lumière basse du jour et derrière les doubles vitres du bateau, les photos sont fades.



Paul finit par s'écrouler vers 19h30 : on le déchausse pour l'installer confortablement sur la banquette, bien au chaud sous la polaire de Jean-François. Il se réveille à 22h15, un peu hagard.
Finalement, le temps de ré-embarquer tout le monde dans les voitures puis de désembarquer, nous quittons le ferry à 23h30. Il fait nuit noire.

Les voitures débarquées du ferry se suivent dans la nuit. Après une longue route en convoi rappelant un peu les retours de week-end en région parisienne, nous atteignons Port Mac Neill et notre hôtel, le Dalewood Inn, à 00h15. A la réception, nous retrouvons 2 autres groupes venant du ferry.

La chambre est petite, peu confortable, les rideaux ferment mal, la salle de bains d'une propreté douteuse, l'eau est soit glaciale soit brûlante... Mais il est tard, on est tous fatigués et, de toutes les façons, nous ne restons ici qu'une nuit.
Extinction des feux 1h.

lundi 20 août 2012

Moricetown, Hazelton, Prince Rupert - Lundi 20 août

Il est 9 heures lorsque nous prenons un excellent petit-déjeuner préparé et servi par Paul Candela en terrasse : pains perdus à la cannelle, sirop d'érable, jus d'orange.
Pain perdu
Le temps de réserver les hôtels pour ce soir à Prince Rupert (ce sera le Moby dick) et mardi soir à Port Mac Neill (car plus de place à Port Hardy), de faire une photo de famille devant l'écriteau en fer "Candela" et de promettre de se revoir, à Smithers ou à Paris, nous quittons les Candela à 10h30, direction Prince Rupert, à 463 km.

Une heure plus tard, nous faisons une halte à Moricetown. Nous voyons des personnes pécher le saumon dans le canyon avec des filets, selon une technique indienne traditionnelle.
Pêche traditionnelle dans la rivière Bulkley
Un peu avant midi, on arrive à New Hazelton, le point le plus au nord de notre voyage. On fait un rapide tour dans le Old Hazelton : terminus des bateaux à aubes remontant la rivière Skeena, le vieux centre a conservé ses bicoques en bois aux toits de bardeaux.

Puis, nous visitons le 'Ksan Historical Village qui reconstitue, avec ses 6 bâtiments alignés, un mini-village gixsan des années 1800. Des totems hauts d'une dizaine de mètres ornent la plupart des entrées : certains illustrent des légendes, d'autres représentent les 4 principaux clans  : aigle, grenouille, loup et épilobe.


Nous pique-niquons à quelques kilomètres de là, devant le Sealy Lake. Il fait beau et chaud (dans les 26°).
La rivière Skeena
A 16h, à 150 km de Prince Rupert, le temps change complètement : 21°, temps couvert et venteux.
On suit la Skeena River à gauche (the myst river, la rivière brumeuse) et, à droite, le chemin de fer. Cette rivière semble peu profonde mais s'étend sur plusieurs kilomètres. On croise une multitude de rivières et de pécheurs à la mouche, dans ces eaux riches en saumons et en truites. Au-dessus de nous, les montagnes (la plus haute fait dans les 700 m) sont plongées dans une brume de plus en plus épaisse.
La rivière Skeena
A 17h40, nous arrivons à Port Edward, où les premiers colons se sont installés dans les années 1800 et qui a servi de base militaire américaine pendant la 2de guerre mondiale.
A 18h15, nous entrons à Prince Rupert, la ville où est née Alison. Il fait 15°.
On s'installe au Moby Dick Hotel, confort acceptable puis, sur les conseils du Lonely Planet et de la réceptionniste, partons dîner sur le port, au Smile's. Etabli là depuis les années 30, les fruits de mer que nous attendions tous les trois impatiemment sont tous servis panés et frits : huître (oyster), noix de saint-jacques (scalops), flétan (halibut). Seules les petites crevettes roses sont servies nature.
Le temps de faire un petit tour sur le port et de de repérer le chemin vers le ferry, nous rentrons nous coucher car demain matin nous devrons quitter l'hôtel à 5 heures du matin ...
Prince Rupert
Extinction des feux 22h30.

Nombreux sont ceux qui, débarquant du ferry, repartent dès le lendemain en direction de Prince George (720 km). Tous, immanquablement, regrettent de ne pas avoir prévu assez le temps de musarder en chemin ... Le début du parcours, très beau, longe la large Skeena river, dominée par les montagnes. L'immensité du fleuve et des paysages, la fraîcheur de l'air, le néant humain dessinent déjà un nord sauvage et puissant, qui appelle à mettre le cap sur l'Alaska ou le Yukon.
(Guide du Routard 2012 Canada Ouest)

dimanche 19 août 2012

Smithers : Twin falls, Malkow lookout - Dimanche 19 août


Il est 8h30 lorsque nous prenons notre petit-déjeuner sur la terrasse des Candela, royalement servis par Paul avec du pain à la cannelle toasté, de la baguette pour le petit Paul et des confitures maison. On aperçoit devant nous des écureuils farouches et des pinsons.
Lac Kathlyn

M'avez vous vu ?

Good boy, Guy!

Alyson nous parle de la vie ici : des ours venant se nourrir de baies dans le jardin, des orignaux qui reviennent toujours sur leur lieu de naissance (il arrive ainsi d'en voir dans des cours de recréation), du calme qui règne ici et qui contrebalance sa vie professionnelle hypersociale (elle est professeur).

Le temps de faire une lessive, une petite halte devant le lac poissonneux et pour le petit Paul de jouer dans le hamac (qu'il appelait au début arbre à cam, puis acam), l'heure du déjeuner est arrivée : bière canadienne, sushis, viandes froides et salade.
Le hamac

A 14h, les Candela partent pour assister à une fête de mariage, chez leurs voisins, dans la maison voisine. Nous, nous faisons une petite randonnée pour voir les Twin Falls. Le sentier est pentu, mais court. On croise des grenouilles et Paul s'amuse à cueillir et manger des salmonberry.
Twin Falls



Après une courte visite au Visitor's Center de Smithers, on attaque à 16h le Malkow lookout, 1 heure aller. Il fait chaud (25° environ), le soleil est revenu. On traverse un champ et un sous-bois, l'ascension est difficile, ponctuée de barrières, et semble interminable. Mais nous ne voulons pas abandonner, car on nous a promis au sommet "a clear view of the Hudson Bay Moutain and Glacier, the Babine Moutains, the Hazelton Range and the Telkwa Range" et, pour Paul, ... des tables de pique-nique.
Arrivés au but, deux tables de pique-nique sous une antenne de téléphone. La vue est superbe, même si elle est gâchée par de la brume. Le temps de faire une photo de famille et de grignoter quelques cookies, nous redescendons rapidement vers la voiture, ennuyés par quelques moustiques égarés. Il est 18h, la température est passée à 29°.
La course en tête


Malkow overview

L'Hudson bay montain et le lac Kathlyn
Panorama au Malkow overlook

De retour chez les Candela, Paul nous a préparé du saumon de rivière, accompagné de frites, de brocolis (l'alibi santé du repas) et d'un rafraîchissant vin rosé. Alison est restée au mariage mais nous remonte très gentiment des parts de forêt noire du mariage, ainsi que des restes de la tarte à la confiture d'abricot (à la très grande joie du petit Paul).

On finit la soirée à déguster un excellent armagnac, en parlant des histoires du passé et en écoutant "Monsieur Paul" (comme notre petit Paul l'appelle) nous raconter sa vie ici. S'il ne regrette pas grand chose de la France, il n'y a qu'une chose à laquelle il ne s'est toujours pas fait, nous dit-il avec plein de malice, c'est l'hiver.
Extinction des feux 22h30

samedi 18 août 2012

Beaumont Provincial Park, Telkwa, Smithers - Samedi 18 août

Nous quittons l'hôtel de Prince Georges à 9h15 et petit-déjeunons chez Tim Horton's, sorte de fast-food "boulanger". Bon rapport qualité/prix.
A 10h15, nous sommes sur la route pour Smithers. Nous décidons de ne pas nous arrêter à Fort St James, "ancien poste de traite de la Compagnie de la baie d'Hudson, restauré dans son état de 1896 et animé par des comédiens faisant revivre la vie d'antan".
Nous préférons privilégier les endroits plus nature, comme le Beaumont Provincial Park. Indiqué dans aucun de nos deux guides, il est décrit par le dépliant local comme une halte agréable avec plage de sable, baignade dans le Fraser Lake et tables de pique-nique. Nous y arrivons vers midi et, en effet, la halte est agréable et pas trop fréquentée. L'eau étant peu profonde et plutôt bonne, Paul s'y amuse longuement, en oubliant même de déjeuner !
Mise à jour du blog


Les villes ou villages sont de plus en plus espacés. Un panneau perdu dans la campagne annonce le prochain Mac Donald, avec son aire de jeux, à ... 200 km !

A 17 heures, nous stoppons à Telkwa, petite ville de 1.300 habitants, avec ses petites maisons du début des années 1900 restaurées (école, infirmerie, église anglicane, laverie ... chinoise évidemment).
Nous arrivons à 18h à Smithers (prononcez le "t"), qui semble une grosse ville comparée à toutes celles rencontrées aujourd'hui.

15 minutes plus tard, nous arrivons devant une petite maison perdue dans les bois, en bordure du lac Kathlyn. Le temps de descendre de la voiture et de monter les quelques marches en bois, et nous sommes chaleureusement accueillis par Paul et Alison Candela, sans oublier le bon gros Guy, setter irlandais de son état.
Une cabane au Canada, blottie au fond des bois...


Après un apéritif au cidre canadien (plus sec que le brut français et d'une couleur très claire), nous dînons sur la terrasse face au lac, d'hamburgers faits maison et d'épis de maïs. Il fait beau et chaud (30° environ), mais nous sommes au frais à l'abri des arbres.
Au dessert, Paul nous gâte avec une tarte à la confiture d'abricots "à la façon de Louisette". La famille Cassan comprendra ... Notre petit Paul fait honneur à la tarte en en reprenant 2 fois, la 3ème étant impossible à son grand regret faute de part restante.
Tarte à la confiture d'abricots façon Louisette

Vers 22h, nous nous installons dans une petite maisonnette où seule manque l'eau courante. Pas de problème, Alison nous ramène des pichets d'eau. Quant aux toilettes (outhouse), elles se situent à l'arrière, dans les bois, et il faut se munir d'une lampe de poche pour y aller, à la grande joie de notre petit Paul.
Notre cabane (cabin) et la outhouse
Extinction des feux 23h.